
Travaux préparatoires
Généralités
Dès l’assainissement du terrain (démolition et évacuation de construction existante, clôtures, plantations) et son bornage (à charge du maître de l’ouvrage), nous pourrons accéder aisément à la zone à construire et procéder à l’implantation exacte du bâtiment. L’implantation doit être contrôlée par l’architecte et/ou un géomètre.
La zone à construire
La zone à construire doit être accessible et résistante à un camion de 20 tonnes.
Elle doit avoir un espace suffisant pour y approvisionner les matériaux.
Elle doit être libérée de tout obstacle (travaux de voirie, câble, conduite, …) d’autant qu’aucune mise en oeuvre particulière n’est prévue (blindage accotements, pompage eau, signalisation routière, accord police, …).
En cas de construction ayant une attenance (mitoyenneté), les préparations à la construction (ex : déviation conduite, démontage bardage, reprise en sous-oeuvre,…) ainsi que les ragréages mitoyens ne sont pas inclus.
Il est conseillé au maître d’ouvrage de faire réaliser un état des lieux contradictoire (voirie, accotement, maisons voisines, …) avant le début des travaux, sans quoi aucune dégradation ou dégât ne pourra être imputé à l’entrepreneur.
Essais de sol
La résistance du sol, considérée normale (1,5 kg/cm²) et de nature homogène (hors roche, eau, …), doit être confirmée par un essai de sol à faire réaliser par une société spécialisée (à charge du maître d’ouvrage).
Le rapport délivré par la société pourra être soumis à un bureau d’étude qui déterminera le type de fondation approprié à la nature du terrain semelles armées, dalle de béton armé, …).
Ces études rendues indispensables, de par la résistance ou la nature du sol sont à charge du maître de l’ouvrage. De même que le coût de mise en oeuvre résultant de celles-ci.
Le maître de l’ouvrage est seul responsable de la nature du sol de son terrain.
Divers
Le maître de l’ouvrage se chargera d’approvisionner le chantier en eau et électricité pendant toute la durée des travaux.
Les éventuelles demandes d’autorisations officielles (police, commune, …) ainsi que les taxes nécessaires au chantier seront prises en charge par le maître de l’ouvrage.
Terrassement
Généralités
Le terrassement de la zone à construire et différentes fosses, citernes à placer est exécuté avec entreposage des terres sur place aux endroits déterminés par l’entrepreneur. Ces terres serviront, à la fin du chantier, au nivellement du terrain. Les déchets inertes du chantier sont enfuis afin d’optimiser le drainage et pourront servir de fond de coffre aux futures terrasses, allées,… L’évacuation de tout autre déchet sera réalisée par le maître de l’ouvrage.
La machine prévue ne peut terrasser des massifs rocheux. Toute utilisation d’engin spécifique et adaptation suite à ce terrassement feront l’objet d’une régularisation du prix à charge du maître de l’ouvrage.
Les démolitions, déboisements, dessouchages et leur(s) évacuation(s) ne sont pas compris et doivent avoir été réalisés préalablement au démarrage des travaux.
Empierrement
Un enrochement de 7 mètres de long maximum, si possible dans la future voie d’accès au garage, est réalisé afin de faciliter l’accès aux charrois du chantiers.
Tranchées pour énergies
Les tranchées avec gaines pour le raccordement de la nouvelle construction aux différentes énergies (eau, électricité, gaz, …) peuvent, après réception des prescriptions et démarrage des travaux, êtres chiffrées et réalisées en domaine privé.
Nivellement
Un remblayage périphérique des terres, si spécifié au métré, sera réalisé sur 7 mètres autour de la construction (pour autant qu’il y ait un accès d’au moins 3 mètres, nécessaire au passage de la machine).
Dans le cas où la quantité et/ou la qualité des terres sur place seraient insuffisantes, aucun apport n’est compris.
De même, toute terre excédentaire sera laissée sur place, son évacuation n’étant pas comprise.
Fondations
La mise à la terre est réalisée au moyen d’un feuillard de mise à la terre placé sous la fondation périmétrique de la construction.
La dalle de fondation d’une épaisseur de 20 cm est réalisée en béton (C25/30) armée d’un treillis d’acier supérieure et inférieur de section 150*150*8*8 (Q335A).
En fonction d’une éventuelle étude de stabilité fournie par le maître de l’ouvrage, les caractéristiques des fondations et/ou éléments structuraux peuvent être adaptés tant au niveau de la mise en oeuvre qu’au niveau financier à charge du maître de l’ouvrage.
Égouttage

Généralités
L’égouttage comprend les tuyauteries qui, quel que soit le type d’eau à véhiculer, sont en PVC, diamètre 110 mm.
Le réseau d’égouttage est réalisé avec une pente garantissant le bon écoulement des eaux et respecte le principe de cheminement repris sur les plans (le tracé des tuyauteries ainsi que l’implantation des fosses ou des citernes peuvent être adaptés par l’entrepreneur en fonction de la configuration du site).
En fonction des cas, les tuyaux d’égouttage sont acheminés vers différents appareils d’égouttage et aboutissent dans une chambre de visite disconnectrice destinée à être raccordée, par le maître de l’ouvrage, à l’égout public.
Les fosses et citernes prévues sont raccordées au réseau de tuyaux et sont accessibles via une chambre de visite munie d’un couvercle en fonte (résistance de 350 kg).
Remarque : on entend par appareils d’égouttage, les fosses/citernes constituant le réseau d’égouttage. Ce dernier est déterminé et imposé par les prescriptions urbanistiques propres aux communes et/ou à l’urbanisme. Il ne peut être défini que lors de l’obtention du permis de bâtir et pourra dès lors faire l’objet d’une adaptation de prix à charge du maître de l’ouvrage.
Éléments pouvant constituer un réseau d’égouttage
Les eaux de pluie
Les eaux de pluie récoltées par les gouttières de la toiture s’écoulent par les tuyauteries de descente et aboutissent dans le réseau d’égouttage afin d’être rejetées vers l’égout. Dans certains cas, une citerne à eau de pluie doit être placée avant le rejet vers l’égout.
La citerne à eau de pluie : il s’agit d’une cuve enterrée en béton destinée à stocker l’eau de pluie dont la capacité imposée varie entre 5.000 et 10.000 litres. Cette eau pourra ainsi être utilisée pour les arrosages, les lavages de voitures mais également pour l’alimentation de points d’eau comme les chasses de WC, et ce via un groupe hydrophore.
Les eaux usées
Les eaux usées provenant de l’habitation (bain, cuisine, WC, …) aboutissent dans le réseau d’égouttage afin d’être rejetées vers l’égout. Dans certains cas, il y a interposition d’appareils d’égouttage qui traitent les eaux avant de les rejeter vers l’égout.
Fosse septique : il s’agit d’une cuve enterrée en béton, destinée à récolter et à traiter les eaux fécales (WC). Par réaction chimique, les eaux séjournant dans cette fosse en ressortent liquéfiées et peuvent ainsi être rejetées vers l’égout.
Fosse saniclaire : il s’agit d’une cuve enterrée en béton, destinée à récolter et à traiter tant les eaux fécales (WC) que les eaux chargées (bain, cuisine, …). Par réaction chimique, les eaux usées séjournant dans cette fosse en ressortent liquéfiées et peuvent ainsi être rejetées vers l’égout.
Station d’épuration : il s’agit d’une cuve enterrée en béton, destinée à récolter et à traiter tant les eaux fécales (WC) que les eaux chargées (bain, cuisine, …). Un surpresseur externe injecte de l’air dans les eaux usées qui, par réaction chimique, en ressortent liquéfiées et peuvent être rejetées vers l’égout.
Bac dégraisseur : il s’agit d’une cuve enterrée en béton, destinée à récolter et à traiter les eaux chargées (bain, cuisine, …). Ces eaux grasses sont séparées de leur graisse et peuvent ainsi être rejetées vers l’égout.
Chambre de visite : elle est placée sur les appareils d’égouttage afin de pouvoir y accéder. Elle est également placée à différents endroits du réseau d’égouttage pour en permettre un contrôle et un entretien. Le nombre de chambres de visite prévu est repris au métré. La hauteur de ces dernières est de maximum 90 cm.
Absence d’égout public
S’il n’y a pas d’égout public permettant de recevoir les eaux venant de l’habitation, il y a possibilité, si les prescriptions du permis de bâtir l’autorisent, de rejeter les eaux traitées dans le sol par l’intermédiaire d’un puits perdu ou d’un drain de dispersion.
Puits perdu : il s’agit d’une cuve (sans fond) en béton destinée à recevoir les eaux traitées et à leur permettre de s’infiltrer dans le sol.
Tranchée filtrante : il s’agit d’une tranchée empierrée destinée à recevoir les eaux traitées et à leur permettre de s’infiltrer dans le sol.
Remarque : la percolation des eaux traitées détermine le bon fonctionnement du puits perdu et de la tranchée filtrante (dépendant de la nature du sol). Il est donc nécessaire de faire réaliser un essai de perméabilité par une société spécialisée qui déterminera la capacité d’absorption du sol et les méthodes à mettre en oeuvre, celles-ci pouvant dès lors être adaptées tant au niveau technique que financier à charge du maître de l’ouvrage.
Maçonnerie de sous-sol
La maçonnerie des fondations est réalisée en blocs de béton lourd (épaisseur 30, 24, 17.5, 11.5 cm). Pour les maçonneries apparentes (caves, garages), un rejointoyage est réalisé au fur et à mesure de l’élévation des murs en blocs. Les linteaux des baies peuvent être de différentes natures (acier, béton armé, terre cuite, …) en fonction des charges à supporter. La surface des murs en contact avec les terres est enduite d’un cimentage et d’un goudronnage (caves et vides ventilés). Pour les caves, une protection complémentaire est apportée par la pose d’une nappe drainante (PLATON ou similaire).
Un drain périphérique est placé en pieds de murs de fondation (voir métré). Celui-ci récoltera les eaux de ruissellement et les acheminera vers le réseau d’égouttage. Il est composé d’une tuyauterie perforée enrobée d’un enrochement et d’un géotextile.
Des membranes étanches (DIBA) sont placées à tous les endroits jugés utiles afin d’optimiser la protection contre l’humidité, comme à la base des murs de façades.
Maçonnerie de hors sol
Les murs extérieurs
Les maçonneries portantes extérieures sont réalisées en blocs de béton d’argex (argile expansé) de 17,5 cm d’épaisseur.
Les façades sont réalisées sous forme d’un complexe de façade isolant.
Elles sont composées :
– D’une couche de mortier avec treillis d’armature appliquée sur les panneaux d’isolant en polystyrène expansé (EPS) de 24cm. Ceux-ci sont collés à la maçonnerie avec du mortier de collage ;
– D’un enduit appliqué manuellement et composé d’une couche de fond et d’une couche de finition avec aspect gratté.
Sont inclus les profilés de départ, d’angle ou d’arrêt placés aux endroits requis, en fonction de la composition architecturale des façades.
Sur demande d’autres épaisseurs d’isolant peuvent être chiffrés.
Dans le cas d’une maçonnerie en briques de parement, le complexe façade isolante est remplacé par :
– Un isolant en panneaux de polyuréthane de 16 cm rigide ;
– D’un parement de briques de format 21/10/6.5.
Ces 2 éléments sont séparés par une lame d’air ventilée.
• Au droit de chaque baie (châssis, portes), les briques sont placées verticalement (sur chant), si spécifié aux plans, et reposent sur une cornière en acier.
• Sous chacune des baies, est placé un seuil en pierre de taille (pierre bleue), sur mesure.
• Entre le parement de briques et de blocs est placée une membrane étanche (DIBA), et ce au-dessus de chaque baie (châssis, portes) ainsi qu’à la base de ces
maçonneries.
• Le parement de briques sera rejointoyé en seconde phase par une main d’oeuvre spécialisée. Au préalable, des échantillons sont réalisés afin que le maître de l’ouvrage puisse faire son choix de teinte définitif. Le rejointoyage prévu est un joint fait au mortier, de ton gris foncé, réalisé entre les briques de parement. Le périmètre des châssis (jonction avec les briques) est réalisé en joint de silicone.
Selon desiderata du client, d’autres teintes de joints (beige, rouge,…) ainsi que des joints de silicone peuvent être chiffrés.
Les nœuds constructifs (ponts thermiques).
Les ponts thermiques sont, pour la plupart, localisés aux endroits où l’isolant ne peut être techniquement placé de manière continue.
Afin d’éviter ces pertes énergétiques, des blocs de béton cellulaires seront placés :
• En pieds de murs intérieurs du rez-de-chaussée.
• Dans les murs intérieurs des pignons en jonction avec l’isolant de toiture. Ces blocs suivront le tracé de l’isolation de toiture.
La maçonnerie d’élévation des murs extérieurs avec bardage
La façade isolante est remplacée par un bardage fixé au mur de blocs de béton par l’interposition d’un isolant rigide en polyuréthane de 16 cm, d’un chevronnage et d’un lattage.
Selon désidérata, un chiffrage pourra être effectué en différentes déclinaisons :
• Planches rabotées à emboîtements, en cèdre.
• Autres essences de bois.
• Traitement des planches de bois de couleur naturelle, grisée, …
• Planches à emboîtement du type Sidings Cedral d’Eternit ou similaire.
• Des bardages d’autres types : ardoises naturelles, ardoises artificielles, en tôles de zinc, …
Les seuils
Les seuils pour châssis permettant un accès à l’extérieur (portes, portes-fenêtres, porte de garage) sont en pierre de taille (pierre bleue). Ils ont une épaisseur de 5 cm, meulés avec casse-gouttes
inférieur. De plus, les seuils de portes d’entrée sont munis d’un talon qui limitera l’infiltration d’eau sous celles-ci.
Les seuils sont fabriqués sur mesure afin qu’ils puissent s’encastrer de ± 5 cm de part et d’autre dans le parement de briques et déborder de ± 5 cm, hormis pour les portes de garage.
Les seuils des châssis de fenêtres avec allège ou des portes-fenêtres ne donnant pas accès à l’extérieur sont constitués de profilés en aluminium laqué avec rejet d’eau, fixés au châssis.
Les murs intérieurs
Les murs intérieurs porteurs sont réalisés en blocs de béton d’argex. Les maçonneries destinées à rester apparentes c’est-à-dire non plafonnées
comme les maçonneries de garage, buanderie et caves sont rejointoyées au fur et à mesure de l’élévation.
Les linteaux des baies peuvent être de différentes natures (acier, béton armé, terre cuite, …) en fonction des charges à supporter.
Les hauteurs des plafonds au rez-de-chaussée et à l’étage sont de ± 2,5 m.
Cheminées
La cheminée pour feu ouvert, si elle est spécifiée au métré, est réalisée avec des boisseaux en terre cuite (20/20 cm) et commence au plafond
du rez-de-chaussée.
Pour la partie sous toit : selon le métré, le conduit est entouré par une maçonnerie en blocs béton d’argex.
Pour la partie sur toit : le conduit est entouré par des briques ou des blocs recouverts d’ardoises artificielles, surmonté d’une dalle en béton pleine.
Planchers et éléments structuraux
Les planchers sont constitués de dalles en béton armée coffrées et coulées sur place. Elles sont d’une épaisseur de 20cm et sont armées d’un treillis supérieure et inférieure 150*150*8*8 (Q335A).
Raccordements et approvisionnement en énergies
Les raccordements en eau, gaz, électricité de l’habitation (spécifiques aux différents gestionnaires de réseaux et à la configuration des lieux) ainsi que l’approvisionnement en eau et électricité durant le chantier sont à charge du maître de l’ouvrage.
Toutefois, il est prévu la pose de manchons pour l’entrée des énergies dans les maçonneries de fondation.
Les organismes réalisant le raccordement aux énergies doivent, quant à eux, assurer l’étanchéité de ces passages dans la construction.
